Techniques et concepts de l'entreprise, de la finance et de l'économie 
(et fondements mathématiques)

Les crédits

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Introduction aux crédits

Vaste sujet, à la mesure du rôle du crédit dans notre société...

Le crédit peut être étudié sous des angles très différents et complémentaires. Certes, certaines approches comme l’aspect juridique n’ont aucune raison d’être traitées dans ce site qui s’attache aux mécanismes de techniques quantitatives en entreprise. En revanche, la prévention, le recouvrement et la mesure du risque de crédit sont des sujets qui font un appel, non exclusif, aux statistiques et au data mining (analyse discriminante, régression logistique).

Les directives du Comité de Bâle 2 donnent un cadre à la fois souple et précis pour que les établissements financiers évaluent en permanence les risques liés au crédit et adaptent en conséquence leur niveau de fonds propres.

Les autres aspects quantitatifs du crédit relèvent des mathématiques financières.

Cette page ne constitue pas un exposé sur le crédit. Elle n’est qu’une porte d’entrée qui vous mènera aux techniques quantitatives appropriées…

Les destinataires du crédit (débiteurs)

Les crédits aux particuliers sont les crédits à la consommation (affecté, personnel, revolving), le crédit de trésorerie (découvert), les prêts immobiliers…

L’étendue des crédits aux entreprises est beaucoup plus vaste. Elle comprend des crédits bancaires et des crédits interentreprises. Bien que beaucoup plus importants en volume, ces derniers font moins l’objet de traitements sophistiqués…

Les crédits aux États sont des  « emprunts d’État » (par exemple les OAT). Ils sont dits « souverains » lorsqu’ils sont émis en devises. Pas de traitement statistique pour apprécier leur solvabilité, juste des ratings établis à partir de ratios et de critères qualitatifs par les agences de notation. Voir éventuellement les sites officiels de France et de Belgique :

http://www.aft.gouv.fr/

http://www.debtagency.be/fr_index.asp

Les destinataires du crédit sont également les banques elles-mêmes.

Le Comité de Bâle 2 a défini une classification des expositions.

La vie d’une créance

La vie d’une créance peut être tumultueuse, et pas seulement si le débiteur rencontre des problèmes.

Certaines créances sont fractionnées en obligations négociables, soit sur le marché, soit plus souvent de gré à gré. Ceci concerne les emprunts d’États et de grosses sociétés (mais si vous avez une ardoise chez votre épicier, elle ne sera ni titrisée, ni négociée sur le marché obligataire). Certaines sociétés ont un avenir douteux. Les obligations qu’elles émettent sont les célèbres junk bonds, à forte prime de risque (spread).

Sur le marché obligataire, les obligations sont cotées en pourcentage de leur nominal (et non en unités monétaires, comme les actions). Il en existe toute une panoplie.

Des créances de même nature peuvent faire l’objet d’une titrisation.

Les durées de crédit

On peut classer les crédits selon leur durée.

Les crédits au jour le jour, négociés sur le marché monétaire.

Les crédits à court terme (de quelques jours à 2 ans). La grande majorité de l’encours des créances à court terme est constitué du crédit interentreprises. Les différents types de crédits d’exploitation, bancaires ou non, font partie de cette catégorie : escompte, facilités de caisse, découvert, crédits de campagne… Pour les particuliers, il s’agit de quelques crédits à la consommation, du crédit-relais…

Les crédits à moyen terme (de 2 à 7 ans). Le crédit-bail mobilier et le crédit à la consommation (affecté) se situent généralement dans cette fourchette de durées.

Les crédits à long terme (au-delà de 7 ans). Réservés aux investissements lourds et à l’immobilier (y compris en crédit-bail), ainsi qu’aux obligations négociables. On parle parfois de crédits à très long terme au-delà de vingt ans. La durée d’un crédit immobilier peut atteindre quarante ans pour un particulier.

Les crédits sans limite de durée (revolving…)

Les risques liés au crédit

Le principal risque est celui de non-paiement. Sa prévention peut passer par une estimation statistique, soit en fonction du profil du débiteur, soit en combinant les caractéristiques de la créance et celles du débiteur.

Pour les particuliers, ce traitement passe par le scoring d’octroi. Cette technique prédictive se fonde le plus souvent sur la régression logistique. Précisons qu’un score est une aide à la décision et non la décision elle-même…

Pour les entreprises, l’analyse financière fournit les ratios qui permettent le scoring corporate, généralement réalisé avec une analyse discriminante prédictive. Le data mining constitue ici encore une aide, à l’instar des ratings des agences de notation, et non une méthode concurrente de l’analyse financière.

Après l’acceptation d’un crédit, c’est le suivi et le traitement du risque qui deviennent la préoccupation du créancier. Il s’agit d’un domaine d’études gigantesque. Voir la page Risques de crédit.

Un second risque lié au crédit est celui de change.

Sa couverture passe soit par des techniques externes (assurances, change à terme…), soit par des techniques internes : comme le choix de la devise n’est pas permis à tout le monde, le termaillage est une pratique de retard de paiements en cas d’anticipation favorable des cours de change. Une bonne maîtrise de l'analyse technique appliquée au Forex est jouable…

Web

Pour les particuliers, il y a pléthore de sites marchands. Quant aux entreprises :

http://www.financementpme.com/

 

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