Techniques et concepts de l'entreprise, de la finance et de l'économie 
(et fondements mathématiques)

L'entreprise

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Entreprises : variétés et finalités

Cette page introductive à la notion d’entreprise est calquée sur une section du cours de management des organisations de première STMG qui, après quelques définitions, nous amène à la question suivante : « la finalité de l’entreprise se limite-t-elle à la réalisation d’un profit ? ». Cette page s'intègre aussi au programme de SES de seconde, au chapitre « qui produit des richesses ? »

On peut définir succinctement une entreprise (ou firme) comme une entité qui produit des biens et/ou des services et dont l’un des fondements est de gagner de l’argent (but « lucratif »). Il en existe de nombreux types.

Diversité

Le secteur économique : à la suite des économistes Jean Fourastié et Clin Clark, il est habituel de distinguer trois grands secteurs économiques. Le secteur primaire est celui de l’extraction des ressources de la nature : entreprises minières, agricoles, de pêche et exploitation des forêts. Le secteur secondaire est l'industrie (transformation des matières premières, puis des matières déjà transformées). Les entreprises industrielles produisent des biens. Ils existent physiquement, sont tangibles. La métallurgie, l’aéronautique, la plasturgie sont quelques exemples d’industries parmi beaucoup d’autres. Enfin, le secteur tertiaire est celui des services. Lui aussi montre une grande diversité : les banques, le négoce (commerce), les prestations informatiques, le tourisme, la sécurité sont quelques illustrations d’activités tertiaires. Cependant, le terme « secteur » a un sens souvent plus restrictif. On parle par exemple du « secteur automobile ». La branche est le regroupement d’unités qui produisent la même chose (une entreprise peut appartenir à plusieurs branches) tandis que la filière regroupe diverses activités qui, de l’amont à l’aval, se rattachent à un même bien ou service. Par exemple, la filière bois regroupe l’exploitation forestière, les scieries, les menuiseries, etc.

Le secteur privé ou public : une entreprise publique relève de l’État ou parfois d'une collectivité territoriale (région, commune…). Elle remplit une mission de service public (transports en commun, distribution d’énergie…). Mais ce n’est pas parce qu’une entreprise est publique qu’elle ne cherche pas à gagner de l’argent, bien qu’elle n’ait pas toujours une complète liberté pour facturer ses prestations. Ainsi, ces structures peuvent être en concurrence avec le secteur privé. Par exemple les chaînes de télévision, les établissements scolaires et les hôpitaux sont soit privés soit publics. Le capital d’une entreprise semi-publique, ou société d’économie mixte (SEM), est partagé entre des propriétaires privés et, majoritairement, l’État ou une collectivité.

La taille : une entreprise peut être personnelle. Un électricien ou une esthéticienne, par exemple, exerce souvent sa profession sans l’aide de quiconque. À l’opposé, une multinationale comme Wal-Mart (société américaine de commerce de détail) emploie plus de deux millions de personnes. On appelle « grande entreprise » une entreprise de 500 salariés ou plus. Entre 10 et 499, il s’agit de PME (Petites et Moyennes Entreprises) et en-deçà de 10 il s’agit de TPE (Très Petites Entreprises). Mais la taille ne se mesure pas seulement par l'effectif. Il existe aussi de fortes disparités selon le chiffre d’affaires, le nombre d'implantations géographiques, etc.

La forme juridique : on distingue les entreprises individuelles (qui appartiennent à une seule personne) et les sociétés (qui appartiennent à plusieurs). Cette distinction est elle-même subdivisée selon que les propriétaires sont financièrement responsables pour la totalité des dettes ou que leur responsabilité est limitée à leur apport financier. Si par exemple vous investissez 100 euros dans une société dont les actions sont cotées en bourse (avec une responsabilité forcément limitée), vous pouvez au pire perdre vos 100 euros mais pas plus. Si au contraire votre responsabilité est illimitée et que votre entreprise fait de telles pertes que vous ne pouvez plus en rembourser les dettes, vous risquez de devoir vendre votre maison.

Les formes juridiques varient selon les pays. En France, les société sont surtout des SARL (sociétés à responsabilité limitée) et des SA (sociétés anonymes). Les entreprises individuelles sont des travailleurs indépendants et des auto-entrepreneurs. Il existe aussi des entreprises d'une seule personne dont la responsabilité est limitée aux apports (EURL). Une SCOP (société coopérative et participative) est détenue au moins pour moitié par ses salariés et, lors des conseils d'administration, chaque salarié compte pour une voix quelle que soit la part du capital qu'il détient. Mais les coopératives, comme les mutuelles, ne sont pas des entreprises stricto sensu dans la mesure où leur but n'est pas la recherche du profit.

Profit

Une entreprise produit des biens et des services. Elle utilise pour cela des RESSOURCES humaines, financières et matérielles mais aussi des consommations intermédiaires, c’est-à-dire des biens qui seront transformés. Ainsi, pour fabriquer du pain, une boulangerie utilise de la farine, de l’eau, du sel, de l’électricité… Une consommation intermédiaire peut aussi être un service (nettoyage, expertise-comptable…).

La différence entre l’argent reçu des ventes (le chiffre d’affaires) et le coût des consommations intermédiaires est appelée la valeur ajoutée (VA). C’est la richesse créée par l’entreprise. Elle se distingue du profit, ou bénéfice, car elle doit servir à payer bon nombre de charges : les salaires, les impôts, les frais financiers, etc. Ce qui reste au final est le résultat (bénéfice si positif et perte si négatif).

Le bénéfice doit non seulement servir à rémunérer les propriétaires de l’entreprise (actionnaires s’il s’agit d’une société anonyme) mais aussi à INVESTIR pour développer l’activité au cours des années à venir. Une entreprise qui enregistre chaque année des pertes ne peut pas vivre éternellement !

Finalités

Une entreprise n’existe que par les acteurs internes et extérieurs qui la font vivre (voir la page parties prenantes). Il est donc normal qu’elle réponde en retour à leurs attentes. Problème : les intérêts des uns et des autres ne sont pas les mêmes (en clair, chacun veut sa part du gâteau).

En interne, les salariés s’attendent à recevoir non seulement de l’argent à hauteur du travail fourni (salaires et selon les cas participation et intéressement), mais aussi des promotions, des formations ou encore de bonnes conditions de travail. Les actionnaires espèrent quant à eux que les fonds qu’ils ont placés dans l’entreprise leur rapporteront des dividendes.

Les acteurs externes sont d’abord les clients. Ils ont des exigences de prix, de qualité, de disponibilité. Individuellement ou par le biais d’associations, ils réclament de plus en plus une attitude citoyenne de la part de l’entreprise (respect de l’environnement, par exemple). Les fournisseurs ont aussi des attentes. En effet, l’entreprise elle-même est toujours cliente d’autres entreprises. Ce sont les fournisseurs, qui souhaitent être payés dans les délais convenus et avoir une bonne visibilité sur l’avenir. Les banques sont également des acteurs externes de première importance. Elles s’attendent à voir leurs prêts remboursés comme convenu et peut-être vendre des produits financiers. Enfin, l’État et les collectivités territoriales exigent des impôts et souhaitent des créations d’emplois, moyennant parfois des subventions.

On le voit, l’aspect financier se mêle à d’autres enjeux. Ceux-ci sont en partie dictés par l’opinion publique mais aussi par le dirigeant ou l’équipe dirigeante qui, de plus en plus souvent, considèrent qu’une attitude citoyenne n’est pas une contrainte, bien au contraire. C’est pourquoi les entreprises participent à la vie sociale autrement qu’à travers leurs produits : sponsoring sportif, mécénat culturel, engagement local, développement durable… Ces à-côtés font toutefois l'objet d'une certaine publicité. Voir par exemple ci-dessous ce que l'on peut lire sur une barquette de volaille Loué :

Loué

Ben oui, les bonnes actions sont quand même des éléments de communication...

 

développement durable

 

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