Introduction à Power BI
Si l’on épluche les offres d’emploi de bon nombre de métiers (nous verrons lesquels), on remarque un certain engouement pour Power BI.
Cet outil est développé par Microsoft pour analyser des données et les transformer en tableaux de bord interactifs et en rapports visuels. Précisons que BI signifie Business Intelligence (informatique décisionnelle).
Utilité
À quoi sert cet outil ?
- Centraliser des données : on peut connecter Power BI à plusieurs sources, y compris de formats de fichiers différents (Excel, SQL, SharePoint, Google Analytics, etc.).
- Analyser les indicateurs choisis.
- Visualiser facilement : diagrammes, cartes, graphiques interactifs… on navigue dans les informations au lieu de scroller des milliers de lignes.
- Prendre des décisions : un tableau de bord interactif sert notamment à détecter des tendances ou des anomalies et à suivre des indicateurs clés (ventes, budgets, performances…).
- Partager : les rapports peuvent être publiés et consultés par d’autres, directement dans un navigateur ou sur mobile.
- Suivre l’évolution d’une activité en temps réel.
En gros, Power BI est conçu pour passer de la donnée brute à l’information compréhensible et actionnable.
Interface
Voir l’interface de Power BI.
Processus
- Connection des données : importer un fichier, se brancher à une base de données, extraire des données d’une page web... Cette étape peut être réalisée avec Power Query (voir l’importation des données avec Power Query et leur profilage, ainsi que la concaténation de fichiers si les données proviennent de différentes sources).
- Nettoyage et transformation des données : suppression des colonnes inutiles, correction des formats de dates, renommage, etc. Toujours avec Power Query, voir les pages suppression d’erreurs et de doublons, opérations sur colonnes, filtrage et traitement des valeurs manquantes.
- Modélisation, c’est-à-dire création de relations entre les tables (un peu comme dans une base relationnelle). Un modèle sémantique est composé des données, de leurs transformations, de leurs relations et des calculs.
- Construction des visuels : choix des graphiques (barres, camemberts, cartes, indicateurs…), puis configuration. Voir les évolutions avec Power BI. Une visualisation liée à un modèle sémantique est un bloc élémentaire.
- Ajout de filtres et de segments pour que le rapport soit interactif.
- Publication du rapport sur le service en ligne Power BI pour le partager avec d’autres utilisateurs.
Composants
La plateforme Power BI repose sur plusieurs outils complémentaires.
Le travail de préparation et de création (étapes 3 à 5) est réalisé avec Power BI Desktop (gratuit). La publication requiert quant à elle Power BI Service. Une publication simple ne nécessite pas d’abonnement mais pour travailler en équipe et partager, une licence payante est nécessaire.
On peut créer une application pour que les utilisateurs accèdent facilement aux rapports et aux tableaux de bord (sur le service Power BI, un tableau de bord est un ensemble de vignettes non interactives mais cliquables, sur une seule page). Il existe aussi des modèles d’applications déjà prêts qui n’attendent que vos données.
Pour résumer, Power BI Service est la plateforme cloud qui permet :
- d’héberger les rapports et tableaux de bord,
- de partager les analyses avec les utilisateurs,
- d’automatiser l’actualisation des données,
- de collaborer autour des analyses.
Les utilisateurs peuvent consulter les rapports directement depuis un navigateur.

Power BI Mobile est le troisième composant du logiciel. Il permet de bénéficier d’état optimisés pour les smartphones (créés avec Desktop).
Avantages et limites
Plusieurs avantages expliquent le succès de Power BI : l’interface est intuitive, les connecteurs de données sont nombreux, il existe de nombreuses possibilités de visuels interactifs et personnalisables…
De plus, on peut débuter et s’entraîner avec une version gratuite.
En outre, Power BI peut traiter de très gros volumes de données. Mais la version gratuite risque de ne pas suffire pour les traiter.
Par ailleurs, Power BI est optimisé pour l’écosystème Microsoft (rien de choquant à cela !).
Enfin, si l’on va au-delà des opérations basiques, il est nécessaire de connaître le langage fonctionnel DAX (mais Copilot peut vous aider à coder si vous ne le maîtrisez pas).
Utilisateurs
Les data analysts sont bien sûr plébiscités pour modéliser et analyser les données grâce à Power BI.
Les décideurs bénéficient d’une vision synthétique d’utilisation pratique, même s’ils n’ont aucune culture des chiffres (eh oui, cela arrive…). Ils ont un accès mobile pour suivre les KPI stratégiques et gagnent du temps en délaissant les feuilles Excel pour un tableau de bord interactif.
Les équipes métiers peuvent suivre leur activité et identifier des tendances ou des anomalies. Examinons quelques exemples d’emploi de Power BI parmi les différentes directions d’une entreprise.
- Le contrôleur de gestion suit les budgets et les écarts entre le prévisionnel et le réel. Il établit et suit un tableau de bord des coûts, des marges, de la trésorerie…
- Au marketing, on suit les KPI qui permettent de suivre une campagne (clics, leads, ROI…), on analyse les performances des réseaux, on s’appuie sur des tableaux dynamiques pour comparer des périodes ou des canaux…
- La direction commerciale trouve aussi un excellent outil en Power BI : pilotage des ventes par produit, par client, par zone géographique, suivi des objectifs, analyse du pipeline…
- Les indicateur RH ont aussi leur place : turnover, absentéisme, effectifs, suivi de la masse salariale, mais aussi les indicateurs de recrutement : délai, nombre de candidatures…
- La logistique suit les stocks, les délais de livraison, le taux de rupture… Elle optimise les coûts de transport…
- La DSI suit les incidents, les tickets de support…
- La production génère aussi ses indicateurs de volume et de qualité.
Ces métiers dépendent souvent d’une équipe technique (data analysts, IT) pour préparer les modèles et les données. Mais Excel reste irremplaçable dans de nombreuses situations.
