Techniques et concepts de l'entreprise, de la finance et de l'économie 
(et fondements mathématiques)

Les indicateurs de tendance

logo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MACD et OBV

Le MACD (Moving Average Convergence Divergence)

Comme son nom l’indique, le (ou la) MACD permet d’apprécier la convergence ou la divergence de deux moyennes mobiles exponentielles (MME). C’est un indicateur de tendance et de retournement typiquement boursier mais rien n’interdirait son utilisation dans d’autres domaines car il est relativement pratique à utiliser.

Dans sa version habituelle, MACD = MME26 – MME12

Certains préfèrent un paramétrage plus réactif, c’est-à-dire sur des durées plus brèves (qui n’implique d’ailleurs pas forcément plus de faux signaux…) mais si la majorité des traders  réagissent sur cette base standard, il est logique que sa formule soit plus ou moins validée par les observations.

Le MACD est assorti d’une ligne de signal, qui est sa MME9 (du moins dans la version la plus répandue). C’est-à-dire que c’est la MME d’une différence de deux MME. Reconnaissez qu’il fallait la trouver, celle-là…

Lorsque le MACD franchit à la hausse la ligne de signal, on peut faire ses emplettes. Mais la décision d’achat doit aussi se fonder sur la tendance, les oscillateurs, les bandes de Bollinger… La multiplication d’outils n’est pas un indicateur de frilosité ; il arrive heureusement qu’ils concordent assez bien !

On considère généralement le MACD comme un oscillateur. Indirectement oui, puisqu’il oscille autour de la ligne de signal. Mais cette dernière ne fait pas l’unanimité et certains traders l’ignorent.

Le graphique ci-dessous a été réalisé sur le site de Boursorama et montre l’évolution du prix de l’action PPR. En bas figure le MACD standard, présenté sous forme de diagramme en bâtons (on peut aussi le représenter à l’aide de deux courbes, la deuxième étant la ligne de signal). J’ai choisi cette valeur au hasard mais elle permet de visualiser l’intérêt et les limites du MACD. Les retournements sont globalement assez bien identifiés quoiqu’on observe de faux signaux. Il serait périlleux de ne se fier qu’à cet indicateur.

Exemple PPR

L’OBV (On Balance Volume)

C’est l’indicateur de tendance basé sur les volumes. Après la tortueuse formule de la ligne de signal, retour à la simplicité : il s’agit d’un cumul de volumes échangés. Les volumes d’une séance haussière sont ajoutés et ceux d’une séance baissière sont retirés.

Une augmentation de l’OBV qui s’observe durant une période de hausse ou de baisse confirme la tendance. Une diminution indique un désengagement des intervenants (essoufflement prochain d’une tendance haussière, par exemple).

 

MACD

 

© JY Baudot - Droits d'auteur protégés