Le routage

Principe du routage sur Internet

Par quel miracle pouvons-nous nous connecter aussi rapidement à un site web ou en pair-à-pair alors qu’il n’existe aucune carte globale d’Internet (qui de toute façon serait périmée en moins d’une seconde) ? La technique n’a rien de miraculeux. C’est le routage.

Précisons que cette page se veut une ressource pour élèves de seconde. Par conséquent, et c’est un euphémisme, ne vous attendez pas à des développements très techniques.

 

Le routage

Sur Internet les données circulent par paquets, qui comportent un en-tête (informations permettant l’acheminement) et une partie du message envoyé.

Entre l’émetteur et le destinataire, ces paquets transitent par des routeurs. Il est en effet certain que l’appareil que vous utilisez en ce moment n’est pas directement connecté au serveur de jybaudot.fr, tout comme il n’existe pas de chemin direct entre votre domicile et la tour Eiffel : il y a un certain nombre de rues qui se croisent, peut-être aussi des voies aériennes ou maritimes, et vous devez choisir les bonnes. Ces croisements tiennent le même rôle que les routeurs.

Ceux-ci sont des périphériques qui échangent entre eux pour distribuer les paquets. Chacun est relié à certain nombre d’autres routeurs (par fibre optique, réseaux de téléphonie mobile, etc.) mais pas à tous, loin de là.

Ils contiennent des fichiers spéciaux : les tables de routage (qui sont l’équivalent des panneaux indicateurs que vous trouvez aux croisements). Elles mettent en relation des adresses IP et des passerelles (prochains routeurs). Ces tables s’ajustent constamment à l’évolution du réseau grâce à un protocole de routage. Ainsi, elles s’appuient sur une carte locale du réseau mise à jour pour optimiser les chemins (routage dynamique).

Le routage consiste à sélectionner la série de routeurs qui acheminera au plus vite un message de l’émetteur jusqu’au destinataire.

Un paquet contient une donnée importante : le nombre maximal de routeurs à traverser. Si celui-ci est dépassé, le paquet est détruit pour ne pas encombrer le réseau.

 

Exemple

Sur le schéma suivant, une route a été tracée en rouge. C’est le chemin emprunté par un message provenant de l’ordinateur dont l’adresse IP est 192.168.1.85 vers le serveur 195.83.97.159.

On en déduit les tables des trois routeurs.

Routeur 1

IP de destination Passerelle
192.168.1.85 Switch 1
216.186.33.19 Switch 2
195.83.97.159 Routeur 2

Routeur 2

IP de destination Passerelle
192.168.1.85 Routeur 1
216.186.33.19 Routeur 1
195.83.97.159 Routeur 4

Routeur 3

IP de destination Passerelle
192.168.1.85 Routeur 4
216.186.33.19 Routeur 4
195.83.97.159 Switch 3

Routeur 4

IP de destination Passerelle
192.168.1.85 Routeur 2
216.186.33.19 Routeur 2
195.83.97.159 Routeur 3

Pourtant, le schéma montre clairement que le passage par le routeur 4 prolonge le chemin. Une modification de deux tables de routage permet de racourcir le trajet.

Routeur 2

IP de destination Passerelle
192.168.1.85 Routeur 1
216.186.33.19 Routeur 1
195.83.97.159 Routeur 3

Routeur 3

IP de destination Passerelle
192.168.1.85 Routeur 2
216.186.33.19 Routeur 4
195.83.97.159 Switch 3

Chemin optimisé