Techniques et concepts de l'entreprise, de la finance et de l'économie 
(et fondements mathématiques)

Les relations entre agents économiques

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Échanges et circuit économique

L’économie se présente comme un immense système de mécanismes et d’échanges entre différents types d'acteurs (les agents économiques). Un système complexe de lutte contre la rareté qui ne s’arrête jamais, à l’instar du système naturel de lutte pour la survie et la reproduction des espèces…

Les échanges

Que sont ces échanges ?

Il s’agit surtout de cessions de biens et services contre de l’argent, c’est-à-dire un flux réel dans un sens et un flux monétaire dans l’autre. Ce sont donc des échanges marchands. Mais ce ne sont pas les seules opérations économiques (par exemple, un emprunt est l’échange d’un flux d’argent immédiat contre d’autres flux d’argent qui s’échelonneront plus tard).

Un échange s’opère sur un marché. Un marché n’est pas obligatoirement un lieu physique, c’est une rencontre entre des vendeurs et des acheteurs : Internet est un lieu abstrait (on dit plutôt « virtuel ») d’échanges économiques. Si l’on souhaite acheter des vêtements, on y trouve des vendeurs de vêtements mais il n’est pas utile de se déplacer. Internet sert ainsi de cadre à de nombreux échanges.

Qui échange ?

D’abord, les ménages : ce sont les particuliers qui consomment ce que produisent les entreprises. Celles-ci prennent des formes diverses. Un ménage consomme des fruits produits par un agriculteur, généralement en passant par un ou plusieurs intermédiaires (commerçants). Il consomme aussi des soins dentaires produits par un dentiste. Etc. Cette consommation s’accompagne d’une contrepartie monétaire. Chaque chose a un prix !

Les ménages consomment aussi des biens et services publics, mis à leur disposition par les organisations publiques (État, région, municipalité…). Ce sont des routes, des services de police, etc. Y a-t-il bien un échange ? Dans un certain sens oui puisque les services publics sont financés par les impôts que paient les ménages et les entreprises. Évidemment, ce mécanisme se situe à un niveau général : un Marseillais qui se rend à Lyon profite de l’éclairage public financé par l’impôt des Lyonnais et vice versa (voir page pouvoirs publics et économie).

Les particuliers empruntent aussi aux banques, notamment pour acquérir un bien immobilier mais parfois aussi pour leurs consommations courantes. Les entreprises aussi empruntent car il serait impossible pour elles de fonctionner avec les seuls profits qu’elles dégagent. Pour prêter à leurs clients, les banques utilisent l’argent que leur ont confié d’autres acteurs économiques, sous forme d’épargne. Les crédits sont ensuite remboursés avec des intérêts, c’est-à-dire que l’emprunteur remboursera une somme supérieure à ce qu’il a reçu.

Mais les individus offrent aussi leur travail aux entreprises et perçoivent en retour un salaire. Il s’agit d’un autre type d’échange. Bien sûr, il est aussi possible de travailler pour des associations, pour l’État ou pour d’autres organisations. Les fonctionnaires perçoivent un traitement mais c’est le même principe : on échange du travail contre de l’argent.

Le circuit économique en économie fermée

Jusqu’à présent, nous n’avons évoqué que des actions isolées. Mais dans la réalité, ces flux de différentes natures dépendent les uns des autres. Si vous travaillez dans une entreprise, vous percevez un salaire qui vous permettra de dépenser, d’épargner, de payer des impôts… Grâce à vos achats, une entreprise pourra faire des bénéfices et continuer à produire. Grâce à votre épargne, la banque pourra prêter de l’argent à une entreprise qui souhaite investir. Grâce à vos impôts, les collectivités publiques financent des biens et services dont vous bénéficierez par la suite. Pour cela elles font travailler des entreprises, qui empruntent aux banques, etc.

Cet ensemble de flux qui relient les agents économiques entre eux peut être représenté par un schéma connu sous le terme de circuit économique. Celui-ci peut être très compliqué si l’on entre ne serait-ce qu’un peu dans les détails, mais comme nous nous situons dans une problématique d’initiation, nous resterons très superficiels.

Il est inutile de dessiner une usine à gaz pour représenter ce que nous avons évoqué ci-dessus mais il manque encore un élément important. En effet, nous nous sommes situés dans une économie fermée, limitée à un seul pays. Or, l’économie d’une nation s’inscrit forcément dans l’économie mondiale : elle est ouverte.

L’économie ouverte

Nous vendons des biens et des services hors de nos frontières. Ce sont des exportations qui permettent de faire entrer de l’argent dans notre pays.

Parallèlement, d’autres biens et services sont achetés à l’étranger. Ce sont des importations.

Divers facteurs expliquent la nécessité des échanges avec l’extérieur. Par exemple, le climat explique que la Colombie exporte du café vers la France alors que la France ne peut pas exporter de café vers la Colombie. Le savoir-faire et les moyens technologiques expliquent aussi la nature des échanges internationaux : s’il est facile pour les États-Unis d’exporter des films en Guinée, l’inverse est beaucoup plus difficile !

Il est évident que les pays ont besoin des importations. Si les smartphones n’étaient utilisés que dans les pays où ils sont fabriqués, ce serait un handicap pour le reste du monde. Inversement, si le reste du monde n’achetait aucun smartphone, les fabricants n’en vendraient pas suffisamment pour dégager des bénéfices et n’auraient donc pas les moyens financiers d’améliorer leurs modèles d’année en année.

Le circuit économique en économie ouverte

Nous pouvons à présent résumer très grossièrement le système de flux économiques. Le schéma ci-dessous n’en reprend que quelques éléments…

circuit

Vous pouvez d’ailleurs réaliser un tel schéma, par exemple avec le logiciel Dia comme ci-dessus, puis le compléter au fur et à mesure que votre connaissance des rouages économiques s’élargit (vous constaterez rapidement la difficulté de l'opération !).

 

intégration dans l'économie

 

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